« Le temps dure longtemps »

Printemps

Ce soir dans la pénombre de ta chambre, tandis que je te chantais tout bas pour apaiser tes peurs des chansons de coin du feu, que tes yeux et tes mains s’agrippaient à mon visage penché sur le tien ensommeillé, tandis que tu t’affairais à ignorer tes paupières roses et les bâillements qui te soulevaient le ventre, je jurerais avoir éprouvé dans ma chair, arrimé et tendu de mon corps à ton corps, ce lien qui nous unit depuis le premier jour mais que l’on ne voit plus.

Alors c’était donc ça, mon lou, mon coeur, mon amour ? Alors c’est pour toujours.