Printemps

Printemps1-4Le temps qu’on attendait. L’onde blanche du matin, les instants suspendus, le nez pointé vers la cime des arbres de cent ans. Pieds nus depuis l’aube, le corps glissé dans du coton qui ne pèse presque rien, abandonnés aux heures longues jusqu’à la nuit noire. On bénit la douceur du crépuscule et ces oiseaux (en)chanteurs qu’on devine campés sur les branches là-haut, planqués dans la verdure éclatée en bouquets. Ordinaire et sauvage. Ouvrir la maison sur le jardin qui sommeille, saturé du parfum entêtant des lilas en fleur. Après la pluie, se saouler de lumière et des secondes lentes.

Cycle sans fin, sablier retourné encore. Immense.

Printemps1-1