Inspire me #1

Happysunday1

1) Chez Cachemire & Soie, cette jolie phrase d’Isak Dinesen, au milieu d’un non moins joli récit : « The cure for anything is salt water – sweat, tears, or the sea. » (« L’eau salée, voilà le remède en toute chose : la sueur, les larmes ou bien la mer. ») C’est beau, non ?

2) Sur le blog de Laure du blog Eeonian, une vidéo pleine de psychologie positive et de relativisme par la blogueuse/youtubeuse canadienne Kassie de Cloudy Apples.

3) Deux comptes Flickr ultramignons qui me donnent envie de vivre dedans, (re)découverts grâce à un article de Noemi du blog TrendyMood  : Hideaki Hamada et Nagano Toyokazu.

4) Le petit garçon qui ne voulait pas manger les animaux, une vidéo qui déborde de bon sens et d’amour.
5) Un très beau TED talk : « Home is not just the place where you sleep, it’s the place where you stand. »
Il faut croire que le sujet me parle pas mal en ce moment.
8) Sur le blog de Bufferune méthode anti-procrastination basée sur la « Seinfield Strategy »

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Goldentriangleloop 35
Cet hiver, j’ai vécu quatre mois la tête à l’envers, à 9000 kilomètres à contre-sens, en défiant la course du soleil, vers l’est, mon plus long voyage. Tous les deux jours, des nouveaux murs, un nouveau lit, un siège de bus, une couchette de train. Est-ce que j’ai eu 53 chez moi ? Non, j’ai vécu dans ces chambres les yeux fermés ; la vie c’était le jour, sous le soleil, la poussière sur la peau. Est-ce que chez moi tenait tout entier dans mon sac à dos rouge ? Non, j’aurais pu tout perdre et tout acquérir à nouveau, rares sont les objets qui ont fait l’aller-retour à mes côtés. Est-ce que chez moi c’était ces paysages et ces cultures si différents ? Non, je n’étais que de passage, je n’y ai rien construit, je m’adaptais mais plus le temps passait, plus « chez moi » me manquait. Les rues grouillantes de scooters, le soleil brûlant, le sable blanc, la sonorité des langues, les coutumes, les nouilles à toutes les sauces, c’était bien. Mais c’était ailleurs.
Alors, c’est où chez moi ? Peut-être Bruxelles, la ville, la capitale. Un quartier vert et calme. La petite épicerie bio, le glacier, les étangs et les bancs à l’ombre des arbres. Des petits vieux attablés au bistrot et des petits tout court qui courent sur la place avec une glace fondue qui colle entre les mains. Une vieille maison, un appartement blanc, des plafonds indécemment hauts, un très grand lit. Des valeurs, une routine, des repères.
Pourtant, si aujourd’hui Ici est chez moi, ça pourrait très bien être ailleurs demain. Mes liens n’ont pas de forme, pas de matière, pas de plan, pas de rue, pas de murs. Etre à la maison, c’est me sentir chez moi à la terrasse d’un café, dans un parc, avec dans la bouche un thé que je connais par coeur, avec à ma table des personnes éblouissantes, avec dans la main mon Indispensable. Etre chez soi c’est s’ouvrir une fraction de seconde à l’idée qu’on est arrivé là comme si c’était une évidence.
C’est être en équilibre entre la vie que j’aime et celle à laquelle j’aspire, c’est être d’accord avec moi, c’est avancer. Et vouloir y rester pour la vie entière, jusqu’à ce que je pose le pied dans un nouvel endroit qui fait tambouriner mon corps en sourdine à l’intérieur. Parce que chez moi doit être teinté de liberté et de mille possibles, je ne veux pas d’autres attaches que les coeurs qui battent autour de moi.

Ma simplicité volontaire

framboises

LA SIMPLICITÉ VOLONTAIRE : C’EST QUOI ?

La simplicité volontaire est un choix de vie qui prône un mode de consommation raisonné et responsable, un relatif désencombrement ainsi qu’un retour à des valeurs jugées essentielles en regard de celle, éphémère et instable, dite « matérielle ». Elle peut s’entendre comme une réaction plus ou moins consciente au modèle de surconsommation qui prévaut aujourd’hui dans les régions industrialisées. Face à la généralisation de l’excès et de l’éphémère qui tendent à guider nos comportements au quotidien, elle oppose la quête d’un équilibre sain entre l’homme (soi) et son environnement.
Alors que dans nos garde-robes s’entassent saison après saison une foule de vêtements de piètre qualité dont on peine à se débarrasser (le syndrome du « au cas où », cette plaie), que nos placards débordent d’aliments modifiés sur-emballés, que sur nos étagères des bibelots-souvenirs prennent la poussière et que la déco de nos maisons change au rythme des collections Ikea, il peut arriver que l’on ressente un certain vertige en faisant le compte de ce que nous possédons et ingérons sans trop de discernement. Selon les principes de la simplicité volontaire, chaque objet possédé pèserait sur notre inconscient du fait qu’il suppose un coût et nécessite de l’entretien ou, plus simplement, de la place dans notre espace de vie. L’accumulation agirait alors comme une chape sous laquelle chacun est susceptible, un jour, de suffoquer.
Si beaucoup rêvent d’une grande maison pour y entreposer le butin de toute une vie, rien ne m’angoisse davantage qu’une cave ou un grenier débordant de souvenirs amassés. Mon appartement n’est pas bien grand, mais la faible quantité d’objets qui le meublent suffit à lui donner, à mes yeux, des airs de château. Pour autant, il est loin d’être vide ; simplement, chaque élément s’y trouve pour de bonnes raisons.

LA SIMPLICITÉ ET MOI

Avec les années, j’ai pu mettre des mots sur ce sentiment d’oppression qui entravait ma créativité, ma productivité et ma confiance au quotidien. Pour palier à cette forme d’intoxication, je me suis progressivement délestée de nombres d’objets et ai naturellement canalisé mes impulsions en matière de consommation. Ayant récemment achevé des études littéraires à l’université, je ne compte plus qu’une trentaine d’ouvrages dans ma bibliothèque dont deux romans qui n’y feront, c’est sûr, pas de vieux os. Les centaines d’autres livres ont été vendus ou donnés ; le reste pèse le poids de ma carte de bibliothèque qui me permettra d’abreuver ma soif de lecture pendant quelques années au moins. Je ne possède plus le moindre cd ou dvd, leur préférant largement les possibilités infinies proposées par mon abonnement Spotify. Même si j’estime que le pôle « habillement » est celui sur lequel il est le plus difficile d’agir, j’ai identifié avec le temps les enseignes qui, selon moi, proposent des vêtements qui cumulent belles coupes, matières de qualité et prix raisonnables. Et si je n’ai pas porté l’un d’eux pendant plus d’un an (je ne suis pas infaillible), je donne ou je vends sans aucune hésitation. Il n’y a (presque) pas d’objets de trop dans mes armoires, je n’ai pas d’étagères où s’entasseraient des babioles inutiles et la plupart de mes documents sont numérisés. Enfin, j’achète très peu de produits transformés et prends un plaisir fou à cuisiner et manger légumes et fruits de qualité. Si cela peut sembler excessif, ces habitudes font pour moi l’objet d’une relative nécessité – dans le fond, ce n’est qu’une question de priorités.

QUALITÉ VS QUANTITÉ

Privilégier la qualité par rapport à la quantité, c’est se donner les moyens de jouir pleinement de ce que l’on choisit de consommer. Ce processus s’est mis progressivement en place dans mon quotidien sans aucun effort ressenti tant ce mode de vie résonnait en moi comme une évidence. Je n’ai d’ailleurs que tardivement pris connaissance de l’expression « simplicité volontaire » qui n’existe que pour identifier une vague de nouveaux consommateurs ayant pris conscience du poids de l’excès tant sur leurs vies privées que sur l’environnement.
Il y a autant de manières de vivre la simplicité volontaire (j’insiste tout particulièrement sur la notion de choix, par opposition à la notion de simplicité imposée pour raisons économiques) que d’individus qui y adhèrent. Ce mode de vie ne rime pas nécessairement avec ascétisme, privation et renoncement : chacun place son axe d’équilibre selon ses propres besoins et réflexions de manière à parvenir à un accord entre ses valeurs profondes et son environnement.
De l’individuel au collectif, même combat ? Selon moi, il ne s’agit en aucun cas d’une quelconque forme de régression : au contraire, faire le tri et apprendre à ne plus craindre le vide sont les meilleurs moteurs de l’innovation et il convient de profiter des progrès techniques et du confort moderne pour avancer. En ce sens, je pense qu’il serait fâcheux de précipiter l’amalgame entre décroissance et simplicité – bien que le débat soit susceptible d’aboutir à d’intéressantes observations.

LA VIE COMME UN 1ER JANVIER PERPÉTUEL

Me libérer de la dépendance matérielle, élaborer des listes pour apprendre à définir mes priorités, désencombrer mon esprit, vivre dans un environnement qui fasse autant de bien à mon corps qu’à ma tête sont autant de préceptes que je mets en œuvre naturellement au quotidien. Plus je donne, plus je jette, mieux je consomme et moins je possède, plus je me sens légère et libre de tout commencer.
Et vous, vous reconnaissez-vous dans ces choix ? Peut-être avez-vous tenté à l’instar d’autres blogueuses le défi « Perfect Wardrobe » inauguré par DeadFleurette en 2010 ? Etes-vous parvenues à maintenir le cap sur la longueur ?
Et voici quelques liens pour prolonger la lecture si le sujet vous intéresse :
Le blog de Joanne Tatham : http://vie-simple.fr/

#Makesmehappy

bouquet
Ce matin, ma curiosité m’a poussée à me lancer dans une recherche un peu particulière sur le réseau qui gazouille. A l’issue de cette petite enquête, je viens vous livrer un mystère multiformes et complexe faits de secrets ordinaires ; voici donc un cliché instantané de ce qui rend les gens heureux aujourd’hui :
Un(e) très bon(ne) ami(e), les lazy weekends, de l’argent oublié trouvé au fond d’une poche, les gens biens, Justin Bieber, les jours ensolleillés, les good hair days, de nouveaux collants, écouter des chants de Noël, la reconnaissance, rendre les autres heureux, un garçon, le générique du Muppets Show, l’odeur du café, se lever tôt, se lever tard, la perspective d’une semaine de quatre jours, regarder Alice aux Pays des Merveilles tous les soirs, trouver des photos comiques sur internet, une tasse de thé, être remarqué et écouté, recevoir un message « tu me manques », les gens qui prennent le temps de s’asseoir et d’écouter ce que tu as à dire, une petite victoire, le fait qu’il pleuve au lieu de neiger, un épisode de Grey’s Anatomy, lui parler à nouveau, un amoureux, écouter des vieilles chansons, un merci, être productif, des retrouvailles qui approchent, un grand-père fier de nous, entendre quelqu’un parler de sa passion, un week-end en famille, une manucure réussie, un appel innatendu, échanger des messages en pleine nuit, aider les autres, la pluie, une chambre propre et rangée, un travail qui passionne, rencontrer de nouvelles personnes, des cheveux qui poussent vite, une longue conversation avec sa maman, quand des adultes te disent à quel point tu es bizarre, un Caramel frappe, l’eau de Cologne, une photo, les filles qui ont toujours des snacks dans leurs sacs, parler à quelqu’un qu’on n’a plus vu depuis longtemps, chanter le soir à l’église, les compliments, reconnaître dans un film un lieu où l’on a été, les Pokemons, une amie qui vient chercher dans nos bras sa dose de calins, pouvoir sortir sans manteau le matin, regarder ses enfants grandir, voir ses amis réellement heureux.
Pour moi, le bonheur ces temps-ci a la forme d’un latte plein de mousse, d’un bouquet sauvage et coloré comme un pré fleuri, d’une pile de livres reçus en cadeau, d’un soleil qu’on n’attendait pas, de grandes feuilles de carton d’un jaune parfait, d’un dîner de fête en famille, d’une surprise en forme de cousine, du temps passé dans la grande librairie sans fin, d’une playlist de printemps qui tourne en boucle et qui me fait sauter partout dans le petit appartement.
Tout ça suffira bien à nous faire oublier le temps d’hiver du dehors,
vous ne pensez pas ? :)

Wake up ! Shake up !

Submarine12

Je suis une fervente adoratrice des messages motivationnels. Nous sommes immensément nombreux à partager cette jolie addiction et, à l’instar de la plupart d’entre nous [joyeux compagnons de la Happy Family], Tumblr et Pinterest sont mes dealers de prédilection. Je collectionne les clichés photoshopés à grands coups de courbes couleurs préformatées sur lesquels s’étalent nonchalamment  des phrases courtes en Helvetica. Au-delà de l’aspect visuel, je suis persuadée de l’influence effective de ces mots doux sur nos états d’esprit. Adepte du « si tu penses positif, tu agis positif », je joue les super-héros quand j’en ai l’occasion auprès des gens que j’aime à grands renforts de ces gros [mais si simples] condensés d’inspiration.
Et si je pouvais en faire mon métier, je placarderais sur les murs des coeurs de géants en carton typographié. Sous l’emprise de leur merveilleux effet hallucinogène, on sauterait à en crever les plafonds et les lattes sur tous les lits du monde, on grimperait ensemble les plus hauts sommets en se marrant, on se tiendrait tous la main en chantant « …and every breath we drew was hallelujah », Jeff compris depuis les étoiles. On m’appellerait theSillyHappinessStickerMaker, et ça m’irait très bien.
Passez une belle belle belle journée !