Au petit matin

timmatin Il fait encore nuit noire quand tu commences à remuer à côté de moi les yeux grands ouverts. Je brise le silence qui accompagne les réveils de nuit, bonjour mon petit amour, et finis de m’éveiller dans les draps ton petit corps collé contre mon ventre chaud. Dans l’appartement encore silencieux, l’heure qui vient nous appartient. Perché dans mes bras, tu regardes les volets s’ouvrir sur le jardin givré subtilement baigné des toutes premières lueurs du jour. Ce matin, il y a des chants de Noël et le sapin qui clignote dans un coin du salon, ton sourcil droit relevé, un festival de regards rieurs et de sourires jusqu’aux oreilles. Il aura fallu deux mois pour trouver notre rythme et affirmer nos petits rituels mais bon sang que j’aime ces précieux matins suspendus qui ne reviendront plus. Oubliés les pleurs d’hier, je n’ai jamais tant vécu dans l’instant que depuis que tu es parmi nous.

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