Louve

tim_octobre

On m’avait dit que rien ne serait plus jamais vraiment pareil, que tout foutrait même le camp un moment, on m’avait décrit cette joyeuse tempête qui balaye toutes les certitudes et qui nourrit d’un feu fou de nouveaux élans. Tout est vrai, tout. Mais chaque jour je m’attache à oublier tout ce qu’on m’a juré savoir à ma place, à remettre en perspective tout ce que j’ai cru pouvoir anticiper. Toi seul pouvait m’apprendre à te connaître : mon souffle sur ta joue, ta tête renversée sur mon épaule droite, l’index qui caresse ta peau, ton tout petit visage entre mes deux mains et ces mots qu’on te murmure tous les deux, d’instinct, « je suis là, tout va bien ».