Les Boréales – Sweet white : la pâte à tartiner au chocolat blanc

patechocolatblanc7D’aussi loin que je me souvienne, le blanc a toujours figuré au palmarès de mes couleurs préférées. Tout ce qui m’entoure, des murs de ma chambre à ma garde-robe en passant par mes meubles et mon assiette, a toujours porté la trace de mon affinité pour les couleurs claires et, à Monsieur-le-glacier dans la camionnette orange, je chuchotais timidement « une boule à la vanille s’il-vous-plaît » tandis que les mômes flanqués d’une moustache au chocolat s’accordaient à dire que « la vanille, ça n’est pas un vrai goût », c’est comme ça. Pour autant, à l’époque, j’aimais aussi le chocolat, à condition qu’il soit blanc, ou qu’il y ait du lait dedans.

Le chocolat blanc, c’est la barre de Galak échangée contre quelques francs au comptoir de la cantine, c’est la stratégie soigneusement élaborée pour rafler tous les oeufs blancs de blancs de la grande tablée de Pâques, c’est la tablette de chocolat qui trônait un peu plus rarement que les autres sur les étagères de la maison mais dont je n’oublie pas – ça, jamais ! – la saveur douce et bien trop sucrée dont on s’enivrait, enfants, en rigolant. Le chocolat blanc, c’est le chocolat qu’on snobbe « parce qu’on est trop grand », qu’on traite d’imposture mais dont – c’est un secret – je raffole toujours autant. C’est aussi le pot de pâte à tartiner saisi sur l’étagère du Pain Quotidien un jour de grand chagrin et ramené à la maison pour adoucir la torpeur des jours de rien. On ne devrait jamais noyer nos larmes dans un pot de chocolat mais, que les dieux me pardonnent, parfois la raison me dépasse, c’est plus fort que moi.

C’est un peu tout ça, le chocolat blanc. C’est le petit-déjeuner qui s’étire dans la douceur d’un dimanche, c’est seize heures qui sonnent dans l’hiver le moment du goûter, c’est la tranche de pain tartinée en douce pour un dessert improvisé. C’est, enfin, une pâte à tartiner tellement facile à réaliser qu’on pourrait en cuisiner cent-vingt-deux pots les yeux fermés.

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Pour réaliser cette pâte à tartiner au chocolat blanc, il vous faut :

200g de chocolat blanc

15cl de lait concentré sucré

5cl de crème liquide

En pratique : Faites fondre le chocolat, la crème et le lait concentré sucré au bain-marie jusqu’à obtenir un mélange homogène. Versez la préparation dans un pot et glissez la quelques heures au frigo. Dégustez !

Je pourrais vous dire que j’ai inventé cette recette de la tête aux pieds mais, pour tout vous dire, celle-ci est si parfaite que mes diverses tentatives pour m’en éloigner ne l’ont jamais égalée. Je ne sais pas qui est le César qui en est à l’origine (j’aurais aimé le remercier) mais vous la trouverez iciici ou encore ici.

A vos cuillères, à vos fourneaux bande de cuistots !

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