Brève de juin : le matin.

Juin-9

C’est un matin d’été, les corps moites s’étirent dans le coton. J’ai comme des poussières de sommeil accroché au bout des cils, il m’étreint et c’est comme un souffle sur les akènes des dents-de-lion. La rue sent le café au lait et le savon, les chemises amidonnées brillent dans le soleil déjà haut. Le solstice rend les jours interminables et les gens beaux. Parce qu’ils sont légers, ceux qui ont l’intuition que tout recommence quand s’amorce la descente lente jusqu’à l’azimut de Décembre. Juin nous enjoint à vivre un peu plus libres, ça nous titille, on ne sait pas, on se laisse faire, c’est comme ça.