Juillet, mes amours.

Tu les entends, les cigales cachées dans les aiguilles de pins qui chantent à travers vignes à travers champs, tu l’aperçois le soleil, tu le sens le Mistral qui s’immisce partout : dans tes cheveux, entre tes doigts, au creux de nos ventres, qui glisse sur les toit ? Les yeux clos, il me bouscule, me berce et me traverse. Perméable et poreuse même, j’appartiens à la terre nourricière et au vent emmêlé dans les oliviers, tiède comme le revers d’une main sur la joue le matin, vêtu de soleil encore. Ici je me nourris de calme, d’amour et de lenteur, de silence, de blanc et de lumière.

Le temps nous est compté, on le sait. alors on s’applique chaque jour à l’essentiel, une lenteur et une langueur nécessaires. Ses joues roses pleines de sommeil et sa bouche rouge coloriée à l’abricot : ce qui est important. Dieu qu’il était temps.