Aux jours à venir

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Dans cette course folle à la performance dont je suis la première victime consentante au milieu de presque tous les gens du monde, je me suis écorchée les coudes pour le meilleur je crois. J’ai apprivoisé pour de bon l’idée que je ne serais jamais celle qui excellerait partout à la fois et c’est un sacré masque ôté à mon histoire, croyez-moi. Figurez-vous que mon coeur et ma raison étaient tant affairés ailleurs que j’ai égaré mon envie de créer pour le plaisir, que j’ai oublié comme j’aimais partager mon quotidien en images chaque jour, que j’ai oublié comme j’aime vous retrouver au travers des mots. Oublié, l’enthousiasme, là comme ça, un beau matin. Pas par tristesse, pas par vide, simplement parce que mes jauges étaient trop pleines à craquer dans d’autres dimensions de ma réalité. Mais la vie m’a appris une sacrée parade pour laisser le temps prendre son temps – et Dieu sait qu’il en faut pour retrouver l’équilibre à chaque grand chambardement – : la certitude que tout évolue, que tout passe, que ces petites contrariétés ne prennent pas racines si on y accorde un peu de patience et de volonté. J’ai beau admirer ceux et celles qui performent sur tous les fronts simultanément, j’ai fini par admettre que je ne suis pas capable de paver les routes de deux mondes à la fois. Et ça me va. C’est un peu ma manière alambiquée de vous dire que si j’ai pris mes distances ces derniers mois, c’est pour le meilleur et qu’on ne devrait jamais faire tout un plat de ces choses-là. Ni même un paragraphe déjà bien trop long pour ne raconter que ça, mais on ne me changera pas.

Demain je m’en vais en voyage, est-ce que ça vous dit que je vous emmène avec moi ?