En Automnie, il y a.

dailysprinkles_13Soixante-quatre jours passés en Automnie, le temps de rien ou d’une toute petite vie. Cette année « C’est décidé », je ne lutte pas contre le soleil qui s’en va chaque jour un peu trop tôt, ces derniers mois riches en apprentissages m’ont appris entre les lignes à chérir toutes les saisons. L’automne aux couchers de soleil aquarelles, aux collants noirs, aux robes courtes et aux petites bottines, l’automne aux feuilles plus grandes que nos visages, aux doux dîners qui s’éternisent, à Elle qui nous dit « Dessinez sur cette feuille blanche tous vos rêves », aux yeux qui brillent en se racontant, aux corps qui s’enlacent en partant. L’automne théâtre de ma plus grande bataille – la plus silencieuse pourtant -, l’automne doré qui prend le temps, les heures passées le nez dans le four et les repas où rien d’autre ne fait plus envie qu’un grand bol de céréales, comme avant. L’automne aux amours qui se scellent et à d’autres qui se délient, l’automne tour à tour promesse et vertige, l’automne « n’as-tu jamais eu peur de devenir fou ? » et puis l’automne un petit peu flou. Enfin, en Automne, il y a les livres qui se succèdent entre mes doigts, les allumettes craquées sous prétexte qu’il s’agit là de « la meilleure odeur du monde », les pieds froids au fond des draps et ses cheveux bouclés qui rejouent, coeur de tempête, sur le haut de sa joue « La nuit étoilée » de Vincent Van Gogh. C’est comme ça.

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