Prends soin de toi

Nuoo box d’octobre : le soin du corps au naturel

nuoobox2Ce n’est pas un secret, la grossesse et la naissance d’un enfant ne vont pas sans perturber l’équilibre de la peau et notre rapport au corps. La peau qui se tend et s’assèche sous l’effet des hormones, les kilos pris en peu de temps, mais également le manque de temps pour prendre soin de soi si l’on ne pense pas à se l’accorder. Durant mon séjour à l’hôpital cet été, alors que je bataillais avec le sentiment d’habiter un corps qui appartenait davantage à mon bébé et aux médecins plutôt qu’à moi, j’ai ressenti un besoin essentiel de renouer avec lui avant qu’il ne m’échappe pour de bon. Alors que chaque mouvement m’était compté, j’ai insisté pour avoir le droit de prendre une douche (assise), à m’habiller et à me maquiller légèrement tous les jours, absolument chaque jour. Des petits gestes anodins qui, dans ce contexte (in)hospitalier, m’assuraient un semblant de rythme ainsi que le maintien de la fragile dignité qui m’était octroyée. Loin d’être superficiels, ces soins élémentaires m’ont fait beaucoup de bien, jamais auparavant ces gestes n’avaient autant compté pour moi. Et dans un souci de continuité, maintenant que mon corps a (presque) retrouvé sa forme d’avant bébé, je continue à faire du soin de ma peau une priorité malgré la diminution drastique du temps passé dans la salle-de-bain. (suite…)

Soin de la peau : les huiles végétales

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Soigner son corps comme on nourrit son ventre, voilà un précepte d’une très grande valeur à mes yeux. Ce que j’applique sur mon visage, je dois pouvoir l’avaler sans y risquer ma santé. Il s’agit là selon moi d’une question de bon sens, mon intuition me pousse naturellement à envisager la beauté sous l’angle de la simplicité. Réduire les produits au strict minimum en misant sur leur qualité et accorder le temps et l’attention nécessaires au soin de soi sont les garanties d’un certain respect et d’un rapport apaisé au corps. Il y a dans l’usage des produits bruts une dimension très riche, une sollicitation des sens, une autre temporalité. On recourt à des huiles végétales parce qu’on a appris à les connaître et à identifier celles qui nous correspondent et nous font du bien, pas parce qu’un quelconque message publicitaire a déployé toute son ingéniosité à nous convaincre de leur efficacité. Et ce petit espace à mi-chemin entre liberté et responsabilité, il me plait. Beaucoup. Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous mes huiles végétales préférées, celles qui conviennent à mon type de peau et que j’utilise au quotidien.

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Démaquillage : l’huile d’amande douce

Le démaquillage à l’huile a conquis pas mal de monde ces dernières années, et pour cause : c’est une méthode extrêmement douce qui fonctionne à merveille. Elle exige à peine un peu plus de temps qu’un démaquillage à l’eau micellaire, il suffit de prendre le coup de main. J’applique 10 gouttes d’huile d’amande douce et je masse mon visage, yeux compris, avant de le rincer à l’eau tiède à l’aide d’un disque de coton lavable à la texture douce. Certains jours, je nettoie ensuite mon visage au savon d’Alep (toujours fidèle !) avant de l’hydrater.

Hydratation du visage : l’huile de jojoba ♡

 

J’ai la chance d’avoir une peau « normale », ni trop sèche ni trop grasse. Je fais partie de celles qui ont abandonné la pilule il y a plusieurs mois déjà pour ne plus avoir à avaler des hormones chaque jour et, si j’ai pu lire une foule de témoignages traitant de l’acné terrible qui a suivi l’arrêt, je ne suis jamais tombée sur des témoignages contraires. J’aimerais ajouter ma petite pierre à la discussion en affirmant que, non, les soucis d’acné ne sont pas systématiques et dépendent d’énormément de facteurs (antécédents, équilibre hormonal, alimentation,…), c’est un peu la loterie et, avec un peu de chance, vous y échapperez.

Retour à nos moutons ! En guise de crème de jour/nuit, je masse mon visage avec 4 gouttes d’huile de jojoba (mon coup de coeur de ces quatre derniers mois). L’huile de jojoba aide à lutter contre le vieillissement de la peau et convient particulièrement aux peaux à tendance grasse grâce à son action équlibrante. Elle hydrate la peau en profondeur et présente la particularité de contenir un léger filtre solaire. Enfin, point important, elle ne laisse pas de film gras. Pour une action plus ciblée, elle peut-être mélangée à 1 ou 2 gouttes d’huile essentielle appropriée au soin du visage, comme la classique HE d’arbre à thé qui aide à réguler la production de sébum.

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Hydratation du corps et des cheveux : l’huile de coco

 

L’huile de coco est un peu la star des huiles végétales depuis deux ans, et c’est parfaitement justifié. Très saine à utiliser en cuisine, elle constitue également un excellent hydratant pour la peau. On la trouve soit désodorisée, soit avec cette odeur très caractéristique qui, une fois appliquée, nous transforme en bounty géant. Elle pénètre très facilement la peau et peut être appliquée en masque très léger (attention à l’effet frite si vous avez, comme moi, des cheveux très fins et lisses) sur les pointes des cheveux secs à faire poser pendant la nuit.

Comment les choisir ?

 

Choisissez des huiles végétales pures, de première pression à froid, non raffinées et issues de cultures biologiques. Sous cette forme, les huiles préservent toute leur richesse et apportent protection et souplesse à la peau en la nourrissant en profondeur. D’autres huiles végétales ont des propriétés fantastiques, notamment l’huile de sésame que j’aime beaucoup mais aussi l’huile d’argan, l’huile de lin ou l’huile d’avocat. Toutefois, à mon sens, rien ne sert d’amasser plus de 3 ou 4 huiles différentes à la fois dans la salle-de-bain sous peine de les voir rancir avant de parvenir à la fin du flacon. La boucle est bouclée : sim-pli-ci-té.

Et vous, utilisez-vous des huiles végétales pour le soin du corps ? Si oui lesquelles ? J’aimerais beaucoup connaître vos habitudes et découvrir d’autres usages.

Mes petites expériences : l’oil pulling

oilpulling1(Je suis donc celle qui, non contente de considérer que ce test de 30 jours vaut bien l’appellation pompeuse d’ « experience », dévoile son visage de si près pour la première fois sur ce blog avec la bouche pleine d’huile et un joli strabisme en étendard. C’est cadeau !)

J’ai toujours aimé être mon propre terrain d’expérimentation. J’ai – à mon grand désespoir, parfois – un tempérament sceptique et analytique, j’aime obtenir des explications, poser des questions, comprendre les tenants et les aboutissants, trouver la cohérence. Si cette tendance peut m’amener à sur-intellectualiser vainement le moindre événement, je chéris mon scepticisme pour l’impulsion qu’il donne à ma curiosité. C’est plus fort que moi, j’ai beaucoup de mal à considérer qu’une vérité soit vraie si je n’ai pas, dans mon expérience passée, suffisamment d’éléments pour en juger. D’autant plus que – décidément, cela devient une ritournelle par ici – nous sommes tous si différents qu’une foule de vérités ne peuvent s’appliquer universellement.

Prenons la santé, par exemple. Une bonne santé résulte, entre autres, de la conjonction d’un bon état d’esprit, d’un corps et d’un environnement sains. Si chacun de ces trois niveaux figuraient une variable sur laquelle on plaçait un curseur, il y a de grandes chances pour que nous nous retrouvions tous avec des combinaisons très variées. Puisque nos histoires, nos âges, nos apprentissages, nos métabolismes et nos émotions sont multiples, nous n’avons donc pas tous besoin des mêmes choses au même moment et, à protocole égal, les résultats de nos expérimentations peuvent s’avérer diamétralement opposés. Alors, plutôt que de croire « ce qui se dit » et de l’appliquer les yeux fermés, je préfère me fier à mon intuition et piocher dans cette liste fictive des « bonnes pratiques » ce qui me paraît pertinent compte-tenu de ma situation du moment.

Dans le rôle du coffre à bonnes pratiques, considérons maintenant l’Ayurveda. Je trouve cette approche holistique, la plus ancienne des médecines indiennes – en français littéralement la « science de la vie » – très intéressante pour la simple raison qu’elle repose sur une solide base de bon sens. Mais elle est si vaste et complexe qu’il ne m’est pas possible d’intégrer l’ensemble de ses principes à mon quotidien. Alors je picore : j’abuse du curcuma, du gingembre et de mille épices tout au long de l’année, je veille à l’équilibre de mes repas en fonction de la saison (sans surprise, tout s’auto-régule bien souvent sans même qu’on y pense), j’utilise l’huile de sésame en massage et, récemment, j’ai testé l’oil pulling dont les bienfaits sont tellement vantés.

L’oil pulling, ça consiste en quoi ?

L’oil pulling consiste à garder pendant 15 à 20 minutes de l’huile de sésame ou de coco dans la bouche comme si l’on voulait la rincer énergiquement. Etrange, non ? Mais ne fuyez pas ! Si je vous dis que l’oil pulling est pratiqué quotidiennement dans d’autres cultures que la nôtre, devrait-on juger cette pratique complètement barrée pour la simple raison qu’elle ne nous est pas familière ? Indice : la réponse est non. La première fois que j’en ai entendu parler, j’ai cru avoir mal lu : « 20 minutes, vraiment ? ». Et puis, je me suis dis que si tant de gens étaient prêts à se gargariser à l’huile de grand matin, c’était qu’il devait bien y avoir une raison. Alors, je me suis renseignée avant de me lancer dans l’expérience.

Et puis, ça sert à quoi* ?

Par l’effet de certaines propriétés des huiles de coco ou de sésame, l’oil pulling contribuerait à la santé bucale en favorisant l’élimination des toxines présentes dans la bouche. Cette dernière étant extrêmement vascularisée et constituant une « porte d’entrée » importante du corps, garder l’huile 20 minutes en bouche aurait donc des effets positifs non seulement sur l’inflammation des gencives et sur la santé des dents (prévention et soin des caries, réduction de la plaque dentaire, blanchiment des dents,…) mais contribuerait également à améliorer la digestion et, de manière générale, à renforcer l’immunité.

L’oil pulling en pratique

L’oil pulling se pratique à jeun dès le saut du lit. Il s’agit de garder en bouche une cuillère à soupe d’huile vierge de sésame ou de coco (ce sont, du moins, les plus recommandées et j’ai pour ma part une préférence pour la première) pendant 15 à 20 minutes durant lesquelles on vit sa vie sans y penser, le temps par exemple de prendre sa douche, de s’habiller et de préparer son petit-déjeuner. A l’issue des 20 minutes, il est important de recracher l’huile dans un récipient dédié, et non dans un évier qui pourrait se boucher sous son effet. Rincez ensuite à l’eau (salée), brossez-vous les dents normalement et utilisez éventuellement un gratte-langue pour un nettoyage complet.

Les premières expériences sont étranges, les muscles des joues fatiguent, le temps semble long. Mais, passé le troisième jour, je vaquais à mes occupations sans plus y penser.

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Est-ce que ça fonctionne ?

J’ai la chance d’être en bonne santé, de ne pas souffrir de troubles du sommeil, d’être très rarement malade et ne pas souffir d’allergies ou d’intolérance particulière. Cependant, j’étais un cobaye tout trouvé pour l’expérimentation de l’oil pulling avec mon lourd passé chez le dentiste, mes dents sensibles et mes gencives enflammées. Après 30 jours d’oil pulling, voici les effets que j’ai objectivement constatés :

  • un dégonflement général des gencives
  • des dents sensiblement plus blanches
  • une énergie débordante (moi qui suis d’habitude très sensible à la fatigue quand elle survient, j’ai le sentiment ces temps-ci de ne plus du tout la « subir »)
  • et la plus surprenante : une réduction incroyable de mes envies de sucre. Sans rire, je suis la première bluffée, d’autant plus que c’est un effet auquel je ne m’attendais pas. Après quelques recherches, j’ai constaté que d’autres témoignages allaient en ce sens, j’ai donc décidé d’y croire vraiment.

Bien évidemment, cette pratique n’est réellement pertinente que si elle est couplée à une bonne hygiène de vie globale et il importe de garder en tête qu’un test subjectif de 30 jours ne peut suffire à démontrer l’efficacité de l’oil pulling. Je ne vous encouragerai donc pas à vous mettre à l’oil pulling « parce que ça marche » mais plutôt à expérimenter cette habitude si la curiosité vous a piqué. Et puis, comme le dit Juliette en parlant de l’hypnose, ce n’est pas parce qu’on ne sait pas exactement comment une chose fonctionne qu’elle ne fonctionne pas, c’est aussi et avant tout une question de réceptivité.

* Attention, je ne suis pas médecin et n’ai aucunement la volonté de prétendre connaître les fondements scientifiques de cette pratique. Pour toute information complémentaire, je vous invite à faire vos propres recherche pour vous façonner une idée ou à interroger un professionnel de la santé (qui, ma foi, risque de vous rire au nez). 

Et vous, est-ce que vous avez déjà tenté l’oil pulling ? Ou expérimenté par curiosité une pratique peu commune par chez nous ?

Mix&match : mes essentiels pour petits-déjeuners à emporter

2bisJe parle rarement d’alimentation par ici alors même que ce sujet me passionne depuis quelques années déjà. Je vous ai bien livré quelques unes de mes petites habitudes ici ou  mais sans jamais rentrer dans les détails du fond de mon assiette. Et pour cause, mes réflexes sont si ancrés dans mon quotidien (si vous me suivez sur Instagram, vous devez commencer à connaître mon penchant pour les bons produits) que j’en oublie parfois qu’ils restent aujourd’hui encore un petit peu marginaux même s’ils tendent à se démocratiser. (suite…)

Un an de pleine conscience (MBSR) : et maintenant ?

PleineconscienceLe 13 mai 2014 (c’est étrange comme je m’en souviens), je franchissais la porte de ma première séance de MBSR (mindfulness based stress reduction), curieuse de savoir où tout ça allait me mener. Pour des raisons qui me sont propres, je souhaitais alors tout à la fois reprendre le contrôle de certains aspects de ma vie et apprendre à lâcher-prise. Un an après, qu’est-ce que j’en ai gardé ?

(suite…)