About Caroline

Posts by Caroline:

DIY – Pour des cadeaux durables

Il y a quelques semaines, Natasha du blog Echos Verts me proposait de rejoindre un petit projet qu’elle mettait sur pieds aux côtés de Clementine du blog Clémentine la mandarine. Toutes deux sont engagées dans la question écologique et attachent beaucoup d’importance à la consommation responsable, des valeurs que je partage entièrement. Noël approchant (presque), elles ont décidé de prendre les devants en lançant un défi à 22 blogueuses : et si, cette année, on se creusait les méninges et déliait nos dix doigts pour offrir des cadeaux utiles, durables, peu onéreux et/ou à base de récup’ ? C’est comme ça que, chaque jour de novembre, un DIY sera publié sur un des 24 blogs participants. Chouette, non ?

Me voilà donc il y a tout juste un mois répondant à Natasha un « Je participe ! » enthousiaste. Je fais partie de ces gens qui adorent littéralement Noël, qui font résonner les vieux chants de Noël dès la fin du mois de novembre, qui tiennent à ce qu’on attendent leur visite pour décorer le sapin familial et qui chérissent le plus sincèrement du monde cette soirée un peu spéciale passée en famille. Mais, s’il y a bien une chose qui me chiffonne tous les ans, c’est la chasse aux cadeaux. Chez nous, on a trouvé la parade : on tire au sort le nom de celui à qui l’on offrira son cadeau. En théorie, on s’y tient. Dans la pratique, on se retrouve à chercher quand même un « petit quelque chose » pour les autres aussi. Et à se retrouver dans la foule des magasins, à se demander ce qui nous a poussé à venir dépenser de l’argent pour un cadeau qui ne servira peut-être pas. A l’inverse, je ne suis pas une « fille à cadeaux ». Recevoir quelque chose qui ne me plaît pas et qui finira dans le fond d’une armoire provoque en moi un véritable malaise, parce que, tout bonnement, « les fonds d’armoire » n’existent pas chez moi. Si ça ne sert pas, ça s’en va. Mais comment fait-on quand le geste, lui, est sincère et beau (et qu’il a coûté de l’argent) ?

DIY-challenge-Noel-12

J’ai donc accueilli ce challenge de Noël très positivement avant de me demander ce que j’allais bien pouvoir créer de mes dix doigts qui puisse être à la fois durable, à base de matériaux récupérés ET joli. Parce que j’aurais pu vous proposer un DIY « Bonhomme en bouchon de liège et allumettes » ou encore un DIY sculpture intitulé « Vieille brosse à dent plantée dans une pomme-de-terre », mais je me suis mise à la place de celui qui recevrait ces cadeaux (je suis une personne pleine d’empathie) et mon petit doigt m’a dit que ce n’était pas là de trop trop bonnes idées. Alors, j’ai mis mon manteau et j’ai pris le bus pour me rendre aux Petits Riens, l’Emmaüs belge, en me disant que j’allais certainement trouver l’inspiration là-bas. Et c’est finalement au rayon vaisselle qu’a surgi l’illumination (Edit : Je ne m’avancerai pas à dire, par contre, que cette idée est fondamentalement originale et que je suis un génie, il m’a suffi de taper « plant cup » dans Pinterest pour m’en rendre compte). Ces tasses dépareillées (il a fallu fouiller) allaient accueillir des petites plantes grasses pas très compliquées à garder en vie. Alors, Gisèle, le défi est-il relevé ? Récup’ : on a ! Durable : on a ! Peu onéreux : on a ! Mignon : on a ! Gisèle dit « oui ! ». Alors c’est parti !

Pour réaliser ce DIY, il te faut :

- Une petite plante ou un cactus
- Des jolies tasses de la taille des plantes sur-citées ainsi que des sous-tasses en guise de sous-pots
- Du terreau spécial succulentes/cactus
- Des petits cailloux (trouvés, pour ma part, au rayon poissons d’un magasin animalier, mon imagination est pleine de ressources)
- Une perceuse équipée d’une tête à céramique
- Du scotch de peintre

(Pour une version « les doigts dans le nez » ou si vous n’avez pas de perceuse sous la main, servez-vous des tasses comme simples cache-pots, sans rempoter les plantes dans du terreau. Veillez toutefois à ce que le pot en plastique ne dépasse pas la hauteur de la tasse.)

Pour l’agrémenter de messages (plus) inspirés (que les miens) :

- Du papier cartonné
- Un cutter ou des ciseaux
- Des piques à apéro ou de petits bouts de bois
- Un feutre

DIY-challenge-Noel-1Etape 1 : Perce trois trous au fond de la tasse à l’aide d’une perceuse. Cette étape est indispensable à l’écoulement de l’eau. Pour éviter que la tête ne glisse sur la porcelaine ou la céramique, colle au préalable une bande de scotch sur la zone à percer.

DIY-challenge-Noel-3(Note : Cette main d’homme fort n’est là que pour illustrer (il fallait bien que je prenne la photo), cette étape est tout à fait réalisable par des mains délicates et inexpérimentées. Attention, l’opération est un peu bruyante. )

DIY-challenge-Noel-4Etape 2 : Place quelques cailloux au fond de la tasse pour le drainage. Sors la plante de son pot en appuyant sur les côtés et secoue légèrement les racines. Place la plante sur les cailloux et comble le pourtour avec du terreau, c’est le moment de mettre les doigts dans la terre.

DIY-challenge-Noel-5Et voi-là !

DIY-challenge-Noel-6Etape 3 : si tu souhaites  offrir ces plantes, je te propose de les accompagner d’un gentil mot de circonstance. Pour ma part, j’ai découpé des formes de feuilles sur lesquelles j’ai inscrit des mots très importants. Mais tu peux être bien plus bavard que moi et y écrire une belle déclaration ou même une blague nulle. Petite astuce : si le dîner se déroule chez vous, servez-vous de ces plantes en tant que marque-places en y indiquant les prénoms de vos convives, ils pourront (si vous le souhaitez) les emporter en partant.

DIY-challenge-Noel-7DIY-challenge-Noel-8DIY-challenge-Noel-11

Voilà, il ne reste plus qu’à prendre une belle photo de famille ! J’espère de tout coeur que ce DIY vous aura plu, n’hésitez pas à m’envoyer des photos si vous le réalisez.

Pour être tenus au courant de tous les DIY publiés dans le cadre de ce Challenge de Noël, je vous invite à vous inscrire à la newsletter du challenge via le blog de Natasha ou de Clémentine. Hier, Clémentine proposait un coussin baleine. Et demain, rendez-vous sur le blog de Natasha pour le prochain DIY !

Beau dimanche à tous (et Joyeux Noël) !

Pssst : Venez faire la fête avec moi sur Facebook et Instagram si le coeur vous en dit !

Des monstres, du silence retrouvé et des petits souliers

MBSR1On en était à la tornade que je n’avais pas vu venir, au coup qui survient quand on s’y attend le moins, quand on a oublié de compter les jours qui passent comme s’ils étaient de précieux trésors, quand on pense qu’on est suffisamment fort pour tenir debout encore un peu. Un peu comme ces feuilles d’un jaune de feu qui s’accrochaient aux branches nues ce jour-là, qui luttaient contre les bourrasques en s’agrippant à un lien qui ne tenait plus qu’à la sève. Une sève qui avait eu un jour, loin derrière, le goût de l’entrain et de l’envie d’aller plus loin. Mais qui s’était tarie, faute d’avoir pu puiser dans cet arbre-là les réponses que ces feuilles jaunes posaient à la vie.

J’avançais dans le grand brouhaha du dehors les yeux mi-clos et le pas prudent, le ventre noué par l’idée qu’à tout instant je pouvais trébucher. Méthodiquement, j’avais entrepris de dresser des palissades pour me protéger de tout ce qui m’effrayait, m’ennuyait, me faisait mal, me contraignait, ces mêmes palissades que, trois mois plus tôt, j’avais mises à terre avec la plus grande bienveillance du monde parce que je n’en avais plus besoin. Si vous approchez un jour la méditation, vous entendrez probablement l’histoire de la princesse qui avait ordonné qu’on recouvre le sol de son royaume de cuir pour ne plus s’y blesser, et du cordonnier qui lui dit alors « Vous n’êtes pas sérieuse » et lui confectionna à la place deux petits souliers. De la même façon, il m’avait fallu huit semaines de travail discipliné pour accepter de troquer mes barricades contre une volonté à toute épreuve, une perception juste des événements et un mental d’acier. Et il n’a fallu que deux petits mois loin de mes trente minutes d’immobilité quotidiennes pour – littéralement, simplement, brusquement – tout foutre en l’air.

dailysprinkles8_6

Août. Septembre. J’étais à nouveau partout ailleurs qu’ici, à m’enfuir, à me boucher les oreilles et à attendre que ça passe plutôt que de regarder en face les monstres que j’avais créé de toutes pièces. Le genre de monstres qui projettent des ombres effrayantes mais qui, si l’on fait l’effort d’allumer la lumière, ressemblent à s’y méprendre à une pile de vieux cartons noyés sous la poussière. Mais j’avais beau la connaître, cette vérité-là, j’avais la trouille de retourner sur ce zafu que j’avais laissé de côté tant je savais la volonté dont je devrais faire preuve pour le ré-apprivoiser. Parce que, vous savez, c’est quelque chose d’affronter le silence et de se regarder les yeux dans l’âme, de laisser chaque seconde prendre toute la place, d’écouter son coeur battre dans ses veines et de se dire « Je t’aime », rien qu’à soi. Assise par terre il y a quelques soirs de cela, j’ai enfin pris mes monstres sous le bras, respiré à m’en faire tourner la tête et me suis engagée à le ré-apprendre par coeur, ce silence-là.

Et comme, à l’instar des épisodes de Sept à la maison, toute bonne histoire à sa morale en béton, j’aimerais dire qu’en matière de sagesse, rien n’est jamais acquis pour de bon. Que si nos fantômes guettent nos petites faiblesses pour frapper dans le noir, on aura toujours le choix de repartir au combat. Pourvu qu’on ait l’audace de regarder la vie en face. C’est ça.

***

Les précédents articles sur la pleine conscience et la méditation sont par ici :

Ici et maintenant 

En pleine conscience (MBSR)

De la contrainte, de la douleur et de la volonté (MBSR)

Daily sprinkles °8

Ces derniers temps, il y a eu des envies de compote géante à la cannelle, un repas de familles promis depuis des mois sous notre petit toit, des bulles, du vin et puis des rires, une bouteille de Porto tout droit venue du Portugal et des fanes de carottes offertes en guise de bouquet. Il y a eu des litres de thé avalés, des allumettes craquées, les jolis plans timides pour l’avenir, la petite tarte aux amandes d’après yoga « parce que le marché est juste à côté, tu vois », la vieille centrifugeuse récupérée et tous les fruits de la cuisine, évidemment, qui y sont passés. Il y a eu les premiers pas de marche nordique dans le grand parc mouillé de pluie et la méditation quotidienne qui sauve mes jours gris.

Belle soirée, belle journée ou bonne nuit !

dailysprinkles8_4dailysprinkles8_2dailysprinkles8_3
dailysprinkles8_1dailysprinkles8_7dailysprinkles8_5

Les infusions épicées, petits boosteurs d’immunité

infusion1

* Avant-propos : cet article n’a pas pour vocation de donner des conseils d’ordre thérapeutique. Si des éclaircissements étaient nécessaires, pensez à consulter un spécialiste de la santé. *

Le ciel est gris, le vent souffle, la pluie martèle les fenêtres et la ville a sorti ses manteaux. Il m’a fallu du temps pour apprendre à aimer l’automne, son atmosphère humide et ses sols jonchés de feuilles mortes. Mais l’automne n’en reste pas moins un sacré mystère, au même titre que le printemps, l’été et l’hiver. Et il nous faut faire avec trois mois par an, sans exception, pour permettre au froid de s’installer doucement, pour donner du relief aux fleurs d’avril et aux ciels bleu des grandes vacances. Et pour accueillir sereinement les mois en -bre, j’ai une méthode imparable : consommer sans modération les meilleurs fruits et légumes de la saison, sortir la deuxième couette qui dormait dans le fond d’une armoire depuis le mois de mars, s’attabler des heures entières dans les petits cafés les plus chaleureux de la ville (je rêve de pouvoir travailler partout et de passer mes journées à écrire dans des lieux publics, j’ai toujours été plus concentrée avec le monde qui va et vient autour de moi, quelqu’un a un job du genre sous le bras ?), ne s’habiller que de coton épais et de laine et, enfin, boire du thé vert et des tisanes dans des mugs immenses toute la journée.

Aujourd’hui, pour prolonger la petite routine racontée par ici, je vais vous parler d’infusions épicées que je consomme quotidiennement en cette saison. Si vous êtes abonnés aux sachets de thé ou tisane tout faits, j’aimerais vous montrer qu’avec un peu de curiosité et au prix de quelques ingrédients basiques de qualité, vous pouvez vous préparer en quelques secondes de véritables petits boosteurs d’immunité.

Infusion gingembre et/ou curcuma

infusion2C’est durant mon mois passé au Laos que j’ai définitivement adopté le « ginger tea (with honey) ». On le trouve là-bas dans de nombreux bouibouis et, s’il n’avait pas croisé ma route si souvent, j’aurais certainement bien trop abusé de la Beerlao. Le gingembre et le curcuma possèdent de puissantes propriétés antioxydantes. Cela signifie que certains de leurs composants agissent sur le vieillissement en ralentissant le processus d’oxydation des cellules.  Ils sont tous deux étudiés de près pour leur rôle avéré dans la prévention de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Si les quantités de gingembre ou de curcuma telles qu’utilisées en cuisine traditionnelle ne constituent pas des doses thérapeutiques à proprement parler, ces deux plantes sont excellentes pour lutter contre la fatigue et les petites baisses d’énergie. En infusion, le gingembre et le curcuma pris avant un repas facilitent également la digestion.

Pour réaliser une infusion de gingembre et/ou de curcuma frais, coupez quelques centimètres de racine, retirez la peau et râpez-la ou coupez-la en fines lamelles. Laissez infuser dans de l’eau frémissante pendant cinq minutes. Et voi-là ! Le goût de ces deux épices étant très prononcé et un peu piquant, je conseille aux palais réticents d’ajouter un peu de miel qui se marie très bien avec ce type de saveurs.

Infusion menthe et clous de girofle

infusion3La menthe a une réputation de « plante à tout faire » (on lui prête des propriétés antiseptiques, antidouleurs et même antistress), elle pousse très facilement sous nos climats et il est très facile de trouver de la menthe poivrée en vrac ou en sachet en épicerie bio pour un prix très démocratique. Le clou de girofle, quant à lui, est également un bon antiseptique naturel et lutte contre certains parasites du système digestif. Tout comme le gingembre et le curcuma, la menthe et le clou de girofle facilitent tous deux la digestion.

L’infusion de menthe et de clous de girofle est rafraichissante et très douce. Pour la réaliser, versez de l’eau bouillante sur des feuilles séchées de menthe poivrée et quelques clous de girofle (l’équivalent de 3 par tasse) et laissez infuser 7-8 minutes.

Et puis les autres

infusion4Les deux infusions décrites ci-dessus sont celles que je préfère et que je consomme le plus régulièrement. Mais d’autres épices ou racines font des petits miracles : l’infusion de thym en cas de rhume fait des merveilles (par contre, niveau goût, c’est une autre histoire), la racine de valériane est apaisante (cette fois-ci, c’est l’odeur qui en fera fuir certains) et la cannelle et les graines de cardamome sont largement utilisées dans les tisanes ayurvédiques. Alors, fouillez les rayons épices des petites boutiques spécialisées, ils regorgent littéralement de petits boosts naturels et délicieux.

Et vous, quels sont vos mélanges préférés pour parer les grands vents d’automne ?

La genèse, la vérité et le M.E.R.C.I.

merci3

Récemment, on m’a demandé à plusieurs reprises quand mon blog était né. A cette question, j’ai été bien incapable de répondre. Le premier article posté ici date de mai 2013 mais il y a eu des virages depuis, et énormément de précédents. J’ai, de mémoire, toujours tenu des blogs dès mes 15 ans. A l’ère bénie des skyblogs, j’envoyais dans le vaste internet des textes débordant de maladresse assortis de quelques clichés naïfs. Moi qui parlais si peu, je trouvais dans l’écriture le matériel nécessaire à l’expression de mes détours et des nuances qui, je le pensais alors, n’appartenaient qu’à moi. Certains soirs, j’envoyais des bouteilles à la mer, un peu seule, entortillée dans un mutisme épuisant. Cela ne durait jamais longtemps. Les années ont passé, ont entraîné avec elles leur lot d’expériences, d’illusions et de déconvenues, d’amour et de chagrin. Il m’est arrivé de mettre l’écriture de côté pour mieux l’étreindre plus tard, finir par l’oublier dans un coin où l’on n’ose plus s’aventurer pour la retrouver, toujours quelque part. Et il y avait toujours, pour ces moments-là, un espace où déposer ces mots venus jusqu’au clavier poussés par une urgence indicible, venus là par nécessité. Ces mots-là, je vous l’accorde, auraient pu tout aussi bien dormir sur un bout de papier, mais le fait est que j’ai toujours brûlé d’envie de les partager. Peut-être pour qu’ils trouvent écho en quelqu’un d’autre et que je puisse être enfin assurée, le jour où cet écho me reviendrait, que je n’étais pas seule avec une tête embobinée comme l’était la mienne autrefois.

Depuis lors, si mes valeurs se sont affirmées, si mon coeur s’est affranchi de sa cotte de maille, si ma langue s’est (enfin) déliée, c’est parce que j’ai compris une des choses les plus importantes au monde : nous sommes un peu tous les mêmes. Comment se sentir seul au monde dès lors que l’on sait les peurs, les questionnements, les sentiments que l’on partage et qui nous animent ou nous consument tout au long d’une vie ? On cherche tous les mêmes réponses, quand bien même la notion d’équilibre nous appartient en propre, taillée dans nos histoires respectives, quelque part entre nos racines et le grand avenir.

Il m’a fallu du temps, beaucoup de temps, pour prendre la mesure de cet apprentissage. Et si, aujourd’hui, je suis submergée par vos messages bienveillants, touchants et pleins de sens, ce n’est pas un hasard. A la question « Quand est né ton blog ? », je peux répondre à présent : « Le plus bel âge » est né en août 2013, le jour où j’ai cessé d’essayer d’être ici ce que je n’étais pas, le jour où j’ai baptisé mes réflexions d’un nom qui sonnait un peu plus juste. Le jour où j’ai décidé de dire la vérité sans jamais plus me soucier de savoir ce que l’on pourrait en penser. Parce qu’aujourd’hui je sais que les questions qui me tiennent éveillées la nuit ne m’appartiennent pas, qu’on est tous embarqués sur la même mer dans nos coquilles de noix et que, par conséquent, j’ai la certitude que l’on gagne à se dire, à s’écouter, à se lire, à nous dire. Une petite coque au beau milieu d’un océan, c’est effrayant. Mais mille petites coques accrochées l’une à l’autre en caravane, ça vaut toutes les caravelles du monde. Et il faut bien ça pour se montrer fort face à la houle, pour s’étreindre sans se connaître et pour rire plus fort les matins de grand beau temps.

 

Alors merci d’être là, vous qui donnez du sens à tout ça.