Florence : les murs jaunes, le ciel bleu, les volets verts

firenzee25Samedi, le réveil a sonné un peu trop tôt dans le petit appartement. Les yeux gonflés, la peau froissée, on a fermé nos sacs à la hâte, préparé un pique-nique sommaire qui n’avait rien à envier aux tartines-mayonnaise des aires d’autoroute, fermé la porte à double tour et on est partis à l’aube, comme on se l’était promis. On s’est arrêtés deux fois en chemin pour embarquer des compagnons de route qui, pour quelques heures, seraient pour nous plus que des inconnus. Tandis qu’on parlait, la route défilait et, avec elle, les hordes de nuages noirs qui nous rappelaient à la promesse du ciel bleu qui nous envelopperait à l’issue de quelques centaines de kilomètres. On a déposé nos passagers à la frontière de la Suisse avant de plonger pour deux heures dans des paysages fous. J’ai dit « C’est si beau que je pourrais en pleurer » et puis « Un jour, on partira à l’assaut de ces montagnes tachées de clairières, on ira fouler tout ce vert ». Dans la file d’attente pour le tunnel du Gothard, on a enclenché la playlist « chansons françaises » pour ne pas trop s’ennuyer, on a chanté à tue-tête et on a beaucoup rigolé. Bientôt la voiture grise entrait dans Milan où nous avions convenu de passer la nuit. Le jour déclinait, le ciel était orange, rose, on a marché dans les rues du centre, admiré la cathédrale blanche, mangé une pizza et bu une bière froide, on est rentrés, les moustiques nous ont dévorés, on n’a pas bien dormi mais on était contents d’être en Italie.

Dimanche, on a repris la route au petit matin en direction de Florence. Nos passagers, cette fois, venaient du nord de la Russie. On a parlé de leur pays, de l’Ukraine, de Bruxelles et de Paris, on a parlé anglais, on a baragouiné un peu de russe et un peu de français. Et puis, on est arrivés dans la ville orange, on s’est quittés et on s’est dirigé vers l’appartement rose et blanc qui abriterait nos trois prochaines nuits.

Oh, à Florence, on n’a pas fait les choses à moitié. C’est une ville lumière, Florence, une ville jaune aux volets verts, une ville où on n’a pas eu peur de plonger dans les clichés la tête la première. On l’a parcourue en long, en large et en travers jusqu’à ce que nos pieds brûlent et que l’on soit forcés de s’asseoir en terrasse pour l’aperitivo, un verre de blanc dans la main, à trinquer à nos vies dans lesquelles on se sent bien. On a un peu visité, on a trouvé que les files étaient bien trop longues et les prix d’entrée bien trops chers, alors on a décidé qu’on profiterait cette fois de la dolce vita et qu’on reviendrait plus tard – dans pas trop longtemps – se perdre dans les musées « parce qu’il faut y revenir, à Florence, c’est certain ». On a mangé des pizzas sur de vieilles tables en bois, puis sur les marches de l’église de la Plazza Santo Spirito, on a mangé des pâtes al dente, des panini merveilleux, goûté les meilleures glaces de la ville (ne cherchez pas, il y en a mille) et bu des vins divins.

Ah oui, Florence, c’était si bien.

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