Etincelle

Oiseaux

Les jours au ralenti, son visage enfoui dans mon cou, son coeur lourd sur ma poitrine toujours et seulement. De ce perchoir il pointe du doigt dans un « Oh ! » sonore les nuées d’oiseaux, les vélos qui passent et les flocons qui volent au milieu des rayons. Sourit à sa première gorgée de grenadine. Signe « encore, encore » avec les doigts. Me tend tour à tour chaque crayon de couleur. Mélange, très sérieux, la pâte à gaufres. Tend la main par la fenêtre ouverte et s’amuse du froid glacial qui la pique toute entière, une fois, dix fois. Tout est sens. Tout.Tout est émoi.