Des pieds nus aux nez froids

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Nous voilà aux portes de l’hiver sans que j’aie vu l’automne passer. Je suis née maman en été, sans manteau ni chaussettes, dans la lumière dorée de septembre. Quelle symbolique bien à propos que ce mois aux deux visages qui incarne à la fois le début et la fin. La fin d’un certain goût d’insouciance et de légèreté, des journées passées bras et jambes et tête et ventre nus, la fin des vacances. La fin de nos deux corps qui ne font qu’un, de cette fusion particulière, la fin des nuits à imaginer les traits de ton visage, la fin pour toi d’un périple de huit mois en-dedans au son du petit monde qui habite mes artères. Septembre le début de l’année scolaire, les premières feuilles qui vacillent sur les branches, la promesse d’un nouveau départ, l’avalanche de bonnes résolutions. Le début pour nous d’une valse à trois temps, d’apprentissages et de questionnements incessants, le début d’un amour qui nous porte haut, très haut, d’un amour qui nous blesse à coups de flèches quand tu ne vas pas bien. Le début d’une vie nouvelle où plus rien ne sera jamais plus comme avant. Parce qu’on a beau dire qu’on restera les mêmes, confessons à présent que c’est un peu faux. Tu prends toute la place, tu pousses nos limites et fendille nos murailles, tu nous renverse en profondeur et fais le ménage à l’intérieur. Que c’est dur, mon Tim. Que c’est bon !

Ce matin je lève la tête et les arbres derrière la fenêtre son nus, il y a des lumières qui clignotent au seuil des maisons, plus personne n’envisage de sortir sans chaussettes et les gens du quartier pressent le pas sur le trottoir emmitouflés dans leurs manteaux. C’est bientôt Noël et je sens monter en moi un bonheur vague et enivrant qui sent le pain d’épices, les épines de sapin et le feu dans la cheminée. Nous sommes à quelques jours du grand hiver et, alors que s’achève cette parenthèse automnale recroquevillés sur notre trio familier, tu vas avoir trois mois. Et quand, tout à l’heure, tu regardais de tes deux yeux attentifs le sapin clignoter, on pouvait lire dans ma tête la hâte d’aller choisir ta toute première boule de Noël, de t’emmener sentir l’odeur des crèpes et du vin chaud dans les allées des marchés de fêtes et de t’envelopper de la châleur des innombrables soirées en famille et auprès des amis. Oh et puis je le concède après tout : on pouvait y voir aussi, mon bébé, l’espoir au fond de moi que tu aimeras Noël au moins autant que je l’aime moi.

Au petit matin

timmatin Il fait encore nuit noire quand tu commences à remuer à côté de moi les yeux grands ouverts. Je brise le silence qui accompagne les réveils de nuit, bonjour mon petit amour, et finis de m’éveiller dans les draps ton petit corps collé contre mon ventre chaud. Dans l’appartement encore silencieux, l’heure qui vient nous appartient. Perché dans mes bras, tu regardes les volets s’ouvrir sur le jardin givré subtilement baigné des toutes premières lueurs du jour. Ce matin, il y a des chants de Noël et le sapin qui clignote dans un coin du salon, ton sourcil droit relevé, un festival de regards rieurs et de sourires jusqu’aux oreilles. Il aura fallu deux mois pour trouver notre rythme et affirmer nos petits rituels mais bon sang que j’aime ces précieux matins suspendus qui ne reviendront plus. Oubliés les pleurs d’hier, je n’ai jamais tant vécu dans l’instant que depuis que tu es parmi nous.

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Life lately – Le goût du sel

sprinkles-8Octobre, empiler comme des oignons le coton et la laine, apprivoiser les chemins de notre (pas si) nouveau quartier, te regarder dormir, te voir grandir, tenir bon des soirées entières à te serrer contre moi, à faire les mille pas en tentant vainement de consoler tes pleurs, ta douleur vrillée tout droit dans nos tripes, et finir par céder sous le poids de ce lien si fort qui nous unit à toi. Les joues trempées. Alors partir respirer les vagues grises et le vent qui pique de la mer, comme une parenthèse familiale fondamentale et nécessaire. T’emmener marcher au bord de l’eau serré contre ma poitrine et t’offrir ta première virée en kuistax sur la digue à un mois. Tanguer encore un peu. Et puis le coeur qui chavire devant tes tout premiers sourires et le remède à tes maux enfin trouvé, te redécouvrir serein. Un mois intense de grands bonheurs teintés d’impuissance, de fatigue et d’un peu de solitude. Telles sont les règles du jeu, on m’avait prévenue. Mais à mesure que le ciel de novembre dehors s’obscurcit, tout s’éclaircit déjà, tu vois.

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Louve

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On m’avait dit que rien ne serait plus jamais vraiment pareil, que tout foutrait même le camp un moment, on m’avait décrit cette joyeuse tempête qui balaye toutes les certitudes et qui nourrit d’un feu fou de nouveaux élans. Tout est vrai, tout. Mais chaque jour je m’attache à oublier tout ce qu’on m’a juré savoir à ma place, à remettre en perspective tout ce que j’ai cru pouvoir anticiper. Toi seul pouvait m’apprendre à te connaître : mon souffle sur ta joue, ta tête renversée sur mon épaule droite, l’index qui caresse ta peau, ton tout petit visage entre mes deux mains et ces mots qu’on te murmure tous les deux, d’instinct, « je suis là, tout va bien ».

L’annonce (concours Rosemood)

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A l’heure où les nouvelles glissent à une vitesse folle sur les ondes dans un mouvement tentaculaire – téléphone, message, mail, réseaux sociaux -, pourquoi les faire-parts font-ils donc de la résistance dans les sacoches des facteurs ? Le poids de la tradition, peut-être. Le souhait de partager un événement qui compte énormément pour nous avec les gens qu’on aime, certainement.

Je me souviens encore du sentiment que j’éprouvais quand on feuilletait en famille l’album photo avec l’étiquette « 1988 » collée sur la tranche. Il y avait quelques photos de moi bébé à la maternité et, sur la page de gauche, le faire-part de ma naissance. Un rectangle blanc, un dessin de landeau, des petits oiseaux, un petit air de fille d’avril. Ue simple bout de carton qui restera durant toute ma vie une balise précieuse à mes yeux.

Quand est venu le moment de penser à la manière dont nous souhaitions annoncer la naissance de Tim, j’avais quelques exigences en tête avant même de trouver le prestataire à qui confier la réalisation du faire-part. Je le voulais simple, non genré, avec une photo et, le plus important : la possibilité d’y écrire un texte court très personnel – on ne se refait pas :). Quand Rosemood m’a proposé de collaborer avec eux en choisissant parmi les nombreux modèles de leur galerie, G. et moi avons rapidement jeté notre dévolu sur le modèle « Poème » qui réunissait tous ces critères. Un effet kraft, un visuel simple et élégant. Je n’ai pas souhaité modifier les polices que je trouvais harmonieuses et ai simplement ajouté ma petite touche çà et là. Non seulement j’ai trouvé mon bonheur en matière de design mais le service client de Rosemood est remarquable et le résultat mille fois à la hauteur de nos espérances. Vraiment.

Et le plus chouette dans tout ça, c’est que j’ai la possibilité de faire gagner à l’un(e) d’entre vous un bon de 40€ à valoir sur l’ensemble du site de Rosemood. Car Rosemood propose non seulement des faire-parts de naissance et de baptême mais également de la papeterie de mariage ou encore des invitations d’anniversaire. Si ça vous dit, rendez-vous sur la page Facebook du blog pour tenter votre chance :)

Et vous, il ressemblait à quoi le faire-part de votre naissance ? 

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